Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création)

Dijon, Théâtre Dijon Bourgogne, Salle Jacques Fournier [17 octobre 2012]

Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création) dans CULTURE stephan-castang-francois-chattot-photo-de-repetition-v.arbelet

Pourquoi jouer Courteline ?

Peut-être une façon de démontrer encore une fois l’absurdité de la vie ?

François Chattot nous quitte ou plutôt on nous l’enlève ! Mais c’est la règle. Son passage au Théâtre Dijon Bourgogne deviendra un souvenir, un bon, un excellent souvenir mais balayé comme une scène de Courteline par une autre, par une nouvelle pièce avec un nouveau directeur. On ouvre le diaphragme, la lumière impressionne le film, puis il se referme. Photographie d’un instant… Clic ! La lumière disparait, puis à nouveau nait une image comme sur le stéréoscope d’un enfant.

Tout cela se fait en douceur et rires comme les saynètes de Courteline : des tranches de vie, des tranches de vices avec une mise en avant des défauts quotidiens des uns, des tares sempiternelles des autres. De la poésie ordinaire qui ne caricature pas la vie mais force le trait, souligne le travers. Des imperfections intemporelles montées sur ressorts comiques. Tour à tour défilent l’enfant terrible et incompris d’un père sourd, l’avare et ses démons, les quêteurs d’étrennes et le travesti, le pique-assiette et la folie bourgeoise, la star mythomane et son auditoire au comptoir du néant…

Les sketchs se mettent en place dans un décor unique évoluant sous les lumières et la mobilité des éléments. Le strict nécessaire est là pour un maximum d’effet car le spectacle se déplacera dans d’autres salles peut-être moins grandes ou moins équipées. Les acteurs y vont de leurs mimiques ou de leur gadget et le public rit… Il rit car de gags en surprises, on s’amuse même si l’on joue les funambules entre le texte et l’humour. De quel côté tomber ? Que choisir ? C’est sans doute la question à laquelle devra répondre la distribution…

En effet, à prendre trop d’importance, la langue emporte peut-être un peu de cette folie qui a ravi aux rires ses éclats. S’il est difficile de se trouver aux premiers instants d’une création, il sera aisé pour vous, de voir l’évolution du jeu en décembre lors de la reprise de la pièce.

Courteline, c’est au final la mise en relief de l’expression : tel est pris qui croyait prendre !

Textes : Georges Courteline / Mise en Scène : Ivan Grinberg

Distribution : Damien Bouvet, Stéphan Castang, François Chattot, Marion Lubat, Alice Caubit (clarinettiste)

folie-courteline-v.arbelet Courteline dans CULTURE

Texte : Jérôme Gaillard

Photos © Vincent Arbelet

Retour au site

Laisser un commentaire

Euphonie |
Les escapades |
Le temps d'un scrap |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lacroixderena
| Kakareil
| Dans les vignes