05sept

LES NUITS PEPLUM D’ALÉSIA, UN FESTIVAL À TAILLE HUMAINE !

Rares sont les festivals où l’on peut voir de petites mamies faire la circulation, des papys roder sur des terrains vagues, servant de parking, à 23h ou des jeunes aussi investis dans le succès d’un festival. Tout un village qui se sert les coudes (quelques dijonnais aussi !) pour la réussite d’un événement et quel événement ! […]

CULTURE (0)

05sept

NIGLOLAND, UNE CASCADE DE SENSATIONS !

Ce samedi, il faisait particulièrement chaud en France et la question était : que faire fin août sous 40° ? Mon fils proposa spontanément : Nigloland ! 11h00, nous nous garons sur l’immense parking ombragé, quasi plein, puis laissons notre chien au chenil du parc d’attraction pour 5€ la journée, un endroit propre, frais et à l’ombre lui aussi! Nous entrons […]

SPORT ET LOISIRS (0)

05sept

LE NORD DU PORTUGAL : PORTO…

The West Coast : le Portugal ! Cette ancienne contrée espagnole fut offerte au XIIème siècle, en guise de dote, par Alphonse VI, roi d’Espagne (pour simplifier) à Henri de Bourgogne lors de ses épousailles avec la fille du premier, Thérèse de León. Il y a donc du sang bourguignon dans les veines de nos […]

ESCAPADE ET TERROIR (0)

05sept

LE JURA DES LACS

Magma en balade ! Lac de Vouglans / Camping de surchauffant, Jura Si vous aimez la nature et que vous avez déjà fait le tour du Morvan, le Jura saura vous offrir une multitude de possibilités en hiver comme en été. Nous sommes allés, pour vous, à la découverte du Lac de Vouglans et de […]

ESCAPADE ET TERROIR (0)

05sept

LA JASOUPE EN BOURGOGNE DU SUD (71)

LA JASOUPE Chambres d’hôtes et roulottes de charme Demigny (71) / Bourgogne   Vous avez envie de changer d’air mais sans traverser la barrière des embouteillages? Vous avez envie de nature mais sans vous ruiner en essence ? Une envie tout simplement de calme et de repos sous la céleste voute ! Alors mieux qu’un […]

ESCAPADE ET TERROIR (0)

TRYO Le retour du Green Power !

TRYO Le retour du Green Power ! dans CULTURE mg_4731

Tryo, après une tournée avec Greenpeace, revient avec son nouvel album, Ladilafé, un opus hommage festif et engagé. Les quatre acolytes, guitares à la main et mots d’humour, repartent à la conquête des salles, pour faire danser les foules avec des tubes toujours aussi efficaces. Entretien avec Mali et Manu…

Magma Bourgogne : Pour le tout premier numéro de Magma Magazine, il y a 8 ans déjà, nous vous avions interviewés. Cinq albums et un énorme succès plus tard… En quelques mots, comment pourriez-vous décrire ces 8 dernières années?

Christophe Mali (chanteur, compositeur, musicien) : Simplement comme des années de folie ! En un mot, on peut dire que ce n’était que du bonheur. Ces huit ans ont été formidables, autant au niveau de notre création musicale qu’au niveau du partage avec le public. La scène a été notre réel terrain d’expression et on s’est éclaté, et c’est encore le cas aujourd’hui… On revient avec cet album parce qu’on a envie de retrouver un esprit festif et de transmettre aux gens cette envie de faire la fête avec les nouvelles couleurs musicales données à Ladilafé.

MB : 2004, c’était d’ailleurs une année assez folle : Troisième album Grain de sable, tournée de 170 dates pendant laquelle vous avez enregistré un double album live De Bouche à Oreille, Prix de l’Académie Charles Cros… C’était le début de la reconnaissance ?

Manu Eveno ( chanteur, musicien, compositeur) : Une reconnaissance, peut-être… Mais pour nous le plus important reste de pouvoir faire ce que l’on aime, c’est-à-dire écrire et composer sur des sujets qui nous tiennent vraiment à cœur et que l’on vit. Passer à la télévision ou à la radio n’est pas primordial pour nous. On ne compose pas un album en fonction d’un public, mais tout simplement parce qu’on en a envie.

CM : On essaie de faire le moins de marketing possible autour de notre travail afin de rester concentré sur l’essentiel qui est de faire de la musique. Evidemment que le passage dans les médias n’est pas négligeable ! Mais c’est surtout la scène qui est notre meilleur atout, c’est là où tout se passe.

MB : En plus, votre dernier album Ce que l’on sème est resté classé pendant 94 semaines au sein du Top Album ! Est-ce que ça change un homme tout ça ?

M : Je ne pense pas que nous ayons changé. Forcément, on est heureux que notre travail soit apprécié du public et c’est ce qui nous donne autant envie de créer, de composer des chansons et de produire des albums où l’on dévoile ce que l’on est, où l’on évoque des sujets qui nous sont chers et dans lesquels on fait passer des messages qui nous semblent importants. Après tout, c’est exactement ce qu’on faisait déjà au début de notre carrière et on continue de faire ce que l’on aime et fondamentalement rien n’a changé, on est fidèles à ce que l’on est et surtout à l’idée de départ de notre formation.

MB : Au niveau de la création musicale, est-ce que Ladilafé s’inspire de vos différents voyages  comme dans Ce que l’on sème où l’on avait déjà des touches de bossa ou de samba ?

CM/M : Chacune de nos chansons a une inspiration particulière. Par exemple, dans le single Printemps arabe,  on a de l’instrumentalisation orientale appuyée par la participation d’Ibrahim Maalouf et Vincent Segal. Il y aura aussi évidemment des touches un peu latino, puisque Danielito (ndlr : Daniel Bravo de son vrai nom est un des musiciens du groupe) est très imprégné par cette culture. L’idée générale, c’est vraiment d’avoir quelque chose de festif et de beaucoup plus funky qu’à l’habitude. On a beaucoup flirté avec l’électro dans cet album, avec notamment la participation de DJ Shadow. La basse est aussi arrivée dans nos compositions, ce qui n’était pas le cas avant. En plus, cette ouverture à d’autres styles nous permettra de réarranger nos titres sur scène.

MB : Enregistrer dans les studios Real World  qui ont vu passer des artistes prestigieux et de toutes origines comme Peter Gabriel, Sade ou encore Charlie Winston… C’est un peu une évidence pour un groupe sans frontières comme  vous ?

M : Christophe a toujours été un grand amateur de ce studio et déjà pour le dernier album, on envisageait d’y aller. Tout l’instrumental a été enregistré là-bas et le reste au Studio Garage à Paris, avec  Dominique Ledudal.

CM : C’est un peu une évidence de passer par là-bas, dans ce décor complètement improbable où l’eau et la nature sont les maîtresses des lieux. C’est un laboratoire pour la musique, un antre pour les musiciens, tu peux enregistrer partout, il y a même des prises dans les toilettes (rires) ! En plus, le dépaysement et l’isolement de cet endroit, nous a permis d’être concentré 24/24 sur la musique.

MB : Le titre de cet album est fort en sens, littéralement mais aussi sentimentalement ?

M : Oui et d’ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce nom n’est pas forcément à traduire littéralement car dans son sens créole réunionnais cela veut dire « ragot ». En réalité, c’est un véritable hommage à Patricia Bonnetaud des productions Ladilafé, avec qui l’on travaillait depuis plusieurs années et qui nous a quittés cette année. La chanson éponyme parle  de son combat contre la maladie, une situation qui arrive à nombre d’entre-nous et qui fait de ce sujet quelque chose d’universel que nous avions envie de partager.

MB : Comment a été accueilli votre premier single Greenwashing auprès du public ?

CM : A vrai dire, les gens ont été assez étonnés des nouvelles sonorités de ce morceau. Les touches d’électro mêlées à nos sonorités reggae habituelles ont surpris certains, mais  plutôt dans le bon sens. Sinon, c’est vrai que nous sommes pas mal pris par la tournée à venir, du coup, on n’a pas encore eu beaucoup de retours. Maintenant, ce qui compte c’est qu’on donne à voir sur ses chansons durant la tournée, avec une ambiance de scène endiablée.

MB : Le contexte politique de 2012 vous aura inspiré jusqu’à quel point pour cet album ? Un discours plus musclé sur l’écologie peut-être ?

M : Sur l’écologie, oui, car c’est un combat dans lequel on est toujours autant engagés. Par contre, on n’a jamais eu la volonté de donner une consigne de vote ou de ralliement derrière un parti précis, bien que nos idées politiques soient assez évidentes. On regrette surtout que l’écologie n’ait été que peu évoquée durant ces présidentielles, mais on n’a pas pour autant adapté l’album aux évènements récents en rajoutant des chansons car les sujets dont on parle sont toujours d’actualité, finalement. En plus, pour nous, une chanson, c’est l’inspiration d’un moment.

MB : La tournée est devant vous, aura-t-on quelques surprises scéniques (notamment parce que vous avez évoqué de nombreuses collaborations)?

CM : Evidemment qu’il y en aura, et beaucoup même ! Mais on ne va pas trop en dire…  Dans cet album, nous avons des morceaux avec pas mal d’instrumentalisation dont un avec une fanfare. Comme on l’a dit, on veut vraiment quelque chose d’ultra- festif où les gens danseront et on a aussi prévu de réarranger certains morceaux en live… Mais place au mystère et on vous donne RDV en novembre, à Dijon!

​Propos recueillis par Mélissa Mari / Photos copyright Jérôme Gaillard

Plus d’infos sur : www.tryo.com

Pour venir à ses concerts Tryo prpose une plateforme de covoiturage : http://www.tryo.com/covoiturage/

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I LOVE UFO / A PLACE TO BURY STRANGERS

LA VAPEUR, DIJON  [10 octobre]

I LOVE UFO / A PLACE TO BURY STRANGERS dans CULTURE i-love-ufo-1

Quatre ans après avoir franchi le mur du son en première partie de A Silver Mt Zion, à l’occasion du Why Note festival, APTBS (entendez A Place To Bury Strangers) revient faire trembler les murs encore fissurés de la Vapeur mais cette fois-ci en tête d’affiche pour défendre son dernier opus « Worship ». Preuve de la récente notoriété du groupe, n’appartient-elle qu’au microcosme du rock indé et du retour en force de la vague noisy-shoegaze qui sévit sur les ondes et dans les magazines depuis quelque temps. Et en matière de son vintage et de furie électrique, I Love UFO n’est pas en reste… La formation parisienne ouvre le bal avec une énergie brute et animale – ses albums « Wish » et « Dirty animals » témoignent de l’état d’esprit qui anime ces hools à guitares (« They are animals » lançait Maggie Thatcher à propos des pinques et des fouteurs de merde dans les stades) nourris au gros rock qui tâche (punk-hard-goth), au psychédélisme et autres sonorités déviantes. S’annonce une soirée placée sous le signe des larsens mais, après tout, n’est-on pas venu là pour se faire caresser les oreilles ???

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Et ATPBS ne se fait pas prier pour nous le rappeler ! Le trio new-yorkais a certes évolué depuis son premier album éponyme (2007) mais pas sur la manière d’aborder leurs shows. Toujours plus massif en matière de son, le gang de Brooklyn joue sans filet ni attribut superflu et  avec pas ou peu de lumière sur scène. Black is black, comme la musique du trio US qui décompose Joy Divison, ressuscite par là l’ange noir Ian Curtis que l’on croit sorti d’outre-tombe à travers la voix sombre et gutturale d’Olivier Ackermann. Les morts hantent la salle dijonnaise et dansent avec le public chauffé à blanc, tel cet écran de fumée qui envahit la scène du club de La Vapeur au milieu du set des trois nouveaux chefs de file de la noise made in N-Y. Si la musique adoucit les mœurs, APTBS est alors à considérer comme un ovni dans le métier, ou bien a- t-il peur de ne pas se faire entendre ? Mais qu’il se rassure, au vu de sa prestation, on risque d’en parler dans les chaumières pendant un petit moment, les oreilles habitées par un bourdonnement incessant!

Texte et photos © Stéphane  Ruta

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Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création)

Dijon, Théâtre Dijon Bourgogne, Salle Jacques Fournier [17 octobre 2012]

Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création) dans CULTURE stephan-castang-francois-chattot-photo-de-repetition-v.arbelet

Pourquoi jouer Courteline ?

Peut-être une façon de démontrer encore une fois l’absurdité de la vie ?

François Chattot nous quitte ou plutôt on nous l’enlève ! Mais c’est la règle. Son passage au Théâtre Dijon Bourgogne deviendra un souvenir, un bon, un excellent souvenir mais balayé comme une scène de Courteline par une autre, par une nouvelle pièce avec un nouveau directeur. On ouvre le diaphragme, la lumière impressionne le film, puis il se referme. Photographie d’un instant… Clic ! La lumière disparait, puis à nouveau nait une image comme sur le stéréoscope d’un enfant.

Tout cela se fait en douceur et rires comme les saynètes de Courteline : des tranches de vie, des tranches de vices avec une mise en avant des défauts quotidiens des uns, des tares sempiternelles des autres. De la poésie ordinaire qui ne caricature pas la vie mais force le trait, souligne le travers. Des imperfections intemporelles montées sur ressorts comiques. Tour à tour défilent l’enfant terrible et incompris d’un père sourd, l’avare et ses démons, les quêteurs d’étrennes et le travesti, le pique-assiette et la folie bourgeoise, la star mythomane et son auditoire au comptoir du néant…

Les sketchs se mettent en place dans un décor unique évoluant sous les lumières et la mobilité des éléments. Le strict nécessaire est là pour un maximum d’effet car le spectacle se déplacera dans d’autres salles peut-être moins grandes ou moins équipées. Les acteurs y vont de leurs mimiques ou de leur gadget et le public rit… Il rit car de gags en surprises, on s’amuse même si l’on joue les funambules entre le texte et l’humour. De quel côté tomber ? Que choisir ? C’est sans doute la question à laquelle devra répondre la distribution…

En effet, à prendre trop d’importance, la langue emporte peut-être un peu de cette folie qui a ravi aux rires ses éclats. S’il est difficile de se trouver aux premiers instants d’une création, il sera aisé pour vous, de voir l’évolution du jeu en décembre lors de la reprise de la pièce.

Courteline, c’est au final la mise en relief de l’expression : tel est pris qui croyait prendre !

Textes : Georges Courteline / Mise en Scène : Ivan Grinberg

Distribution : Damien Bouvet, Stéphan Castang, François Chattot, Marion Lubat, Alice Caubit (clarinettiste)

folie-courteline-v.arbelet Courteline dans CULTURE

Texte : Jérôme Gaillard

Photos © Vincent Arbelet

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De Troyes jusqu’à l’aube

De Troyes jusqu’à l’aube dans ESCAPADE ET TERROIR hotel1

Il est 20h00, nous venons tout juste de déposer notre valise à l’hôtel, Aube oblige nous sommes descendus aux Comtes de Champagne, une adresse 2 étoiles, en plein centre. 20h30, Troyes est une jolie ville mais sous la pluie nous ne trainons pas et apercevons bientôt un endroit à l’air sympathique : Au Cœur du Bouchon qui n’est autre qu’un bar à… Champagnes ! C’était facile, mais néanmoins, les lieux dédiés au nectar pétillant ne courent par les rues. Nous entrons…Parquet en chêne clair, sofas en cuir blanc ou noir, toiles colorées aux murs sur fond blanc. L’endroit est frais et accueillant, le serveur nous reçoit très gentiment, nous installe et nous propose sa carte.

La spécificité du lieu est la découverte de producteurs « jeunes talents » ou « les prestiges de la semaine ». Ce soir, on nous propose de déguster trois appellations différentes pour la modique somme de 7,50€ dans la première catégorie : « chaque semaine les producteurs changent, je n’ai pas de stock, c’est un roulement permanent de dépôts de la part des producteurs donc pas de lassitude pour le client et des tarifs très attractifs», nous confie Eric Maillot, le responsable de l’établissement. Vous préférez à l’aventure les valeurs sûres, alors  vous goûterez « les prestiges de la semaine » à 8€ la coupe. Si vous n’êtes pas expert, c’est le moment entre ami(e)s ou en famille de jouer aux œnologues. Blancs de noirs, Pinots Meuniers, vieilles vignes… le lexique des vins de Champagne s’ouvre à vous. Côté bouche, on vous proposera de délicieux canapés aériens, salés ou sucrés de Florent Sourice (ancien élève de Pascal Caffet : meilleur ouvrier de France en 1989, champion du monde pâtissier chocolatier à Milan en 1995…).

Le Cœur du Bouchon est donc un endroit à noter d’urgence dans votre carnet d’adresses !

Retour à l’hôtel…L’endroit sous sa magnifique devanture en colombage, sa réception et sa salle à manger typiquement décorées est, en ce qui concerne une partie des chambres, encore en travaux. L’établissement a changé de mains depuis un peu plus d’un an, nous conseillons donc d’éviter les chambres côté rue pavée qui sont, malgré le cachet, assez bruyantes compte tenu des anciennes huisseries et de l’absence de double vitrage. Privilégiez celles situées côté cour ou la chambre n°1 ou, si vous venez entre amis, l’appartement qui est loin d’être dépourvu d’intérêt. Le lieu datant du XVIème est cependant très agréable ne serait-ce que par le dédale d’escaliers. La chambre coûtera de 70€ à 92€ pour deux personnes (un peu moins pour le célibataire) et l’appartement avec cuisine de 120€ à 140€ pour 6 personnes (donc seulement 20€ environ par personne !). Pour démarrer la journée, Les Comtes de Champagnes propose un petit déjeuner très copieux pour 9€. (avec7€  supplémentaires, l’hôtel vous propose un parking privé dans une cour fermée)

On se retrouve bientôt aux abords du marché et là on se dit : «  sacre bleu, c’est le marché de Dijon ! » Les halles sont identiques ou quasi : fromager, chocolatier, poissonnier, marchand de vin … tout y est ! On déguste quelques chocolats très fins et des pralinés de Pascal Caffet (on en parlait plus haut), pour reprendre le champion : « sans doute les meilleurs pralinés du monde !». Nos achats sous le bras, nous terminons notre tour des chalands par le Crieur de Vins avec un bout de chaource de la Maison  Pouillot.

Si tout ceci vous a ouvert l’appétit, je vous propose de nous suivre dans un restaurant tout à fait atypique de la capitale historique des Comtes de Champagne : Aux tables des peintres (encore un lieu à noter dans votre « gold list » !). Murs couverts de toiles en tout genre dans la première salle, peintures et sculptures dans la seconde. Des boites de crayons sont à disposition des enfants qui souhaitent laisser une trace de leur passage ou pourquoi-pas, de ceux qui veulent payer la note façon Picasso ! On a bien compris qu’il s’agit là de la passion des propriétaires : Florence Carina Cornelissen et Pierre Lotz,  tous les deux artistes peintres. Pierre nous avoue : « lorsque le service touche à sa fin, il arrive que je prenne les pinceaux et me mette au chevalet ». Toutes les œuvres présentes dans ce lieu sont celles des deux complices. Côté assiette, on se régalera avec un petit menu à 12€ comprenant plat, salade, dessert et café. La formule est simple mais efficace et ce jour là, nous avons eu droit à la soupe de potiron avec assiette de fromages, jambon cru, pommes de terre, crudités et salade, tarte à la mirabelle. Il existe également un menu à 8€ pour les étudiants en semaine. La salle était comble ce jour-là et Florence nous disait : « On ne poussera pas les murs pour mettre plus de monde, nous ne presserons pas non plus les gens pour laisser leur place à d’autres, ici, on est aux tables des peintres, un lieu de détente et de plaisir avant tout ! » En partant, on découvre la cour qui, en été, doit être un formidable petit nid.

Les week-ends passent vite et les fêtes approchent alors plutôt que de repartir bredouille, profitez de votre passage à Troyes pour visiter les magasins d’usine. Troyes est la mère patrie de ce type de lieux depuis les années 60. Avec les Marques Avenue, Marques City et Mc Arthur Glen, vous aurez de quoi faire. Entre la mode, le sport, les chaussures et puis les articles de déco, le linge de maison, l’art de la table …on ne dénombre pas moins de 300 marques. L’intérêt? Les prix sont de 30 à 70% moins élevés à Troyes qu’ailleurs sur les mêmes enseignes! Le site de la ville de Troyes vous renseignera sur ces surfaces. Et puis, sur le retour, si vous avez des enfants, difficile de passer à côté de ce lieu incontournable sans s’y arrêter : vous l’avez sans doute compris, il s’agit de Nigloland dont nous vous parlions dans notre dernier numéro! Nous sommes en pleine période d’Halloween et pour l’occasion le parc a revêtu ses costumes les plus effrayants. Les monstres sont sortis, les citrouilles ont poussé comme des champignons, les zombies arpentent les allées du lieu à la recherche de sang frais et Thriller est devenu l’hymne du jardin des pourtant si gentils Niglos ! L’arrêt semble s’imposer d’autant que les décorations sont magnifiques et débordantes d’originalité. Et puis, ce sera sans doute la dernière fois que vous verrez ce parc sous cet angle car, dès fin 2013, Nigloland se dotera d’un « mega coaster » de chez Mack Rides, l’Eclair des Alpes, et de nouveaux équipements hôteliers (type village vacances). C’est donc une étape, un spectacle, à ne pas manquer pour les petits comme pour les grands.

texte et photos © Jérôme Gaillard

Pour aller plus loin :

La ville de Troyes : www.ville-troyes.fr

Le Comité départemental du tourisme de l’Aube : www.aube-champagne.com

 

L’Office du tourisme de Troyes : www.tourisme-troyes.com

L’hôtel les Comtes de Champagne : www.comtesdechampagne.com

Le musée d’art moderne : www.musees-troyes.com

Le musée de l’outil et de la pensée ouvrière : www.maison-de-l-outil.com

Les bons plans : Un webzine sur les magasins d’usines (infos pratiques, dates des soldes, les bonnes affaires…) : www.troyesmagusine.com

Magma vous recommande :

Au Cœur du Bouchon, 14 rue Colbert – Troyes : www.facebook.com/au.coeurdubouchon [MMM]

Pascal Caffet, les Halles du marché – Troyes : www.pascal-caffet.com [MM]

Nigloland : http://www.nigloland.fr [MMM]

Aux tables des Peintres, 23 rue des Quinze Vingts – Troyes : http://www.facebook.com/pages/Aux-tables-des-peintres/123334534370001 [M]

Attention à l’abus d’alcool, consommez avec modération

 

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Le Moulin d’Hauterive, Le Charme discret d’une grande maison

Le Moulin d’Hauterive, Le Charme discret d’une grande maison dans ESCAPADE ET TERROIR moulin-face

Nous vous parlions il y a quelque temps d’un très bel endroit en Saône et Loire : La Jasoupe. Aujourd’hui, non loin de là, à 15km de Beaune nous vous emmenons à la découverte d’un autre trésor caché de la région, d’un lieu bucolique et romantique à Saint-Gervais-en-Vallière.

Que vous veniez en couple pour un week-end « tendresse » ou en famille pour une halte détente, le Moulin d’Hauterive, niché dans un petit village d’un peu moins de 400 habitants, répondra à toutes vos attentes. Le calme de ce vieux moulin datant du XIIème siècle n’est troublé que par les clapotis de la rivière coulant au rythme de sa roue rêvée. Mais plus que de la tranquillité, c’est de la détente que propose l’équipe du Moulin d’Hauterive avec une panoplie de loisirs et de soins. Outre le terrain de tennis, la piscine, le billard (français et américain), les balades à pieds ou à vélo au bord des champs ou encore la « bavette » avec les paysans du coin, l’hôtel met aussi à votre disposition un sauna, un jaccuzzi, un espace hammam, un espace balnéo, un service de massage par un médecin ostéopathe, des séances d’acupuncture…  Bref, vous avez compris, ici on prendra soin de vous.

 Cet hôtel 3 étoiles propose un éventail de « petits nids » adaptés à tous les budgets : de la simple (mais néanmoins correcte !) chambre à 70€ à celles à 119€ en passant par des duplex à 139€ ou encore de magnifiques suites allant de 179€ à 239€.

Si tout cela vous a mis l’eau à la bouche alors passons à table car oui, je vous avais caché la cerise… et quelle Cerise !!! : La cuisine tenue par Madame Moille (l’ancienne propriétaire et maman de l’actuel) depuis 1977 et par le Chef Arnaud Jacquemard. Tous deux marient tradition bourguignonne, finesse des mets et exotisme pour une cuisine imaginative, gourmande mais légère. Commençons par le menu dégustation qui semble être une belle entrée en matière …

Le garçon nous apporte pour accompagner nos cocktails à base de champagne ou de crémant de Bourgogne, de délicieux œufs de caille en gelée aux petits légumes. Vient ensuite notre entrée de ravioles de grenouilles (il fallait bien y goûter un jour !) au beurre blanc, une fine préparation que le profane réfractaire dégustera sans sourciller. De la Bourgogne aux océans et à ses îles, il n’y a qu’un pas que le chef nous fera franchir avec une savoureuse habilité en nous servant ce plat de Gambas aux fruits exotiques. Les papilles et les yeux en redemandent ! Mais le moment est venu de découvrir la Combe d’Orveau et son Chambolle-Musigny proposé par le domaine d’Anne Gros, vin fin et élégant qui accompagnera à merveille ce menu. Rouget à la sauce vierge accompagné de navet, brocoli et pignons de pin. Vous salivez ? On continue ?

 

Non, on marque une pause, vos enfants sont fatigués (Oups ! Vous n’en avez pas ? Ces derniers sont chez les grands-parents ? …Vous pouvez donc continuer à déguster le rouget et à savourer votre verre de Bourgogne.) Les chambres sont au-dessus du restaurant donc aucun stress, vous pourrez y installer vos jolies têtes blondes et le garçon passera leur déposer leur dessert (menu à 16€ pour les enfants comprenant entrée, plat et dessert au choix.) pendant qu’ils regarderont un bon dessin animé ou se laisseront aller à la lecture de Benoît et le Village à l’envers.  Alors ce rouget ? Mais passons au clou du spectacle avec la pièce de bœuf sauce au vin et framboises : un régal ! Ou peut-être auriez-vous préféré l’agneau sauce aillée ? Là aussi, c’est bouleversant ! Tant d’émotions en un seul repas et cela sans avoir encore goûté aux fromages… Une salade de Bresse bleu chaud et son croustillant de chèvre fondant… Mais venons-en au fin mot de l’histoire car il n’est guère raisonnable de vous faire languir ainsi. Mesdames et messieurs… Le dessert !!! Sablé fraises et mangue sous coulis, macaron framboise aux fruits frais, larme de chocolat aux griottines, soupe de fraise à la menthe fraîche du jardin et glace menthe et pépites de chocolat, glace basilic et kiwi… Tout cela servi avec un verre de Beaumes de Venise.

Notons un accueil chaleureux à l’hôtel comme au restaurant, un service soigné, attentif, souriant et disponible et une carte des vins enivrante avec plus de 300 appellations et des tarifs allant d’une trentaine à quelques centaines d’euros…

Le repas terminé, avant de vous rendre dans votre suite, vous pourrez pousser jusqu’au bar, dans un salon cossu juste à côté, pour prendre un dernier verre, disons un Bere Barley de Michel Couvreur.

Au bas des escaliers, le matin, la salle est à nouveau dressée mais pour votre petit déjeuner qui se voudra international en vous faisant voyager de la viennoiserie à la charcuterie. Cette fois vous opterez peut-être pour la véranda et profiterez ainsi des premiers rayons de soleil. Vous sortirez ensuite et rencontrerez à coup sûr « le Michel », un ancien du coin, un paysan philosophe, qui fournit encore le restaurant en bonnes pommes de terre : « Pas d’OGM, pas de pesticide, mes patates n’ont besoin que d’amour et d’un peu de cancoillotte ! ». N’oubliez pas de le saluer pour moi et de lui dire qu’elles sont bonnes ses patates et que lui est un homme tout aussi formidable !

C’est cette cuisine qui fait du Moulin d’Hauterive un lieu d’exception en Bourgogne cumulant les « 3 étoiles » et les « 3 cheminées » d’un hôtel à la « table remarquée » (Châteaux et Hôtels Collections) ou la « table distinguée » du restaurant au guide international des Logis. Ce qui manque à d’autres lieux de ce genre, c’est l’âme ! Ce Moulin, c’est une histoire de famille, une histoire d’amitiés aussi, une histoire de cœur, au fond une histoire… à partager !

 

Texte et photos © Jérôme Gaillard

Magma Bourgogne vous recommande : Le Moulin d’Hauterive / Hameau de Chaublanc,  71350  St Gervais en Valière / 0 385 915 556

www.moulinhauterive.com (info@moulinhauterive.com) / www.logishotels.com

 

LES + :

L’accueil /La cuisine /La tranquillité / Le service / Les services / La cave

On visite :

Salvador Dali à Beaune, expo permanente / Le Dalineum – 0 380 226 313

Le Musée des Beaux Arts de Beaune / www.beaune.fr

Le château de Pommard / www.chateaudepommard.com

L’abbaye de Cîteaux / www.citeaux-abbaye.com

La moutarderie Fallot, à Beaune / www.fallot.com

 

Côté agenda :

La 152eme vente des vins des Hospices de Beaune, du 16 au 18 novembre / http://www.hospices-de-beaune.com

 Attention à l’abus d’alcool, consommez avec modération.

 

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« DIJON, NOSTALGIE », UNE MEMOIRE COLLECTIVE

Nous vous parlions hier d’un ouvrage retraçant 30 années de Radio (Radio Dijon Campus, 30 ans, une expérience culturelle), aujourd’hui, nous vous présentons Dijon, Nostalgie – Des années 50 à nos jours. Ce livre, édité par Déclics (le Petit Futé) dans la collection beaux livres, préfacé par François Rebsamen, est l’œuvre de Marie-Françoise Barbot, graphologue et romancière. Au détour des pages (chaque double page annonce une date et un événement notoire) l’auteur nous fait la visite de plus de 60 ans d’histoires dijonnaises : 1964 et la réalisation du Lac Kir, 1972 naissance du circuit Dijon-Prenois grâce à l’initiative de François Chambelland (un touche à tout du sport, il nous quittait en 2006), 1989 Cyrano de Bergerac porte Dijon à l’écran, 1995 ouverture de la salle de concert La Vapeur, et bien sûr 2011 et le chantier du Tramway… Un ouvrage complet comme une mémoire collective illustrée et feuilletable pour les dijonnais, une riche histoire à découvrir pour les autres…
JG

dijon-nostalgie-couv-207x300 christine martin dans SOCIETE

Dijon Nostalgie 15,90€

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LES 30 ANS DE RADIO DIJON CAMPUS

LES 30 ANS DE RADIO DIJON CAMPUS dans CULTURE Antoine-Gauthier

Au début des années 1980 naissait, à l’initiative de Claude Patriat (le frère du président de notre région), Radio Dijon Campus. 30 ans pus tard, cette radio connue et reconnue de tous lance un festival sur 6 jours avec les structures dijonnaises pour fêter, comme il se doit, l’anniversaire de la plus ancienne des radios locales encore en activité.

Des festivités bien méritées (Radio Dijon Campus a obtenu la deuxième place au classement national des meilleures radios associatives l’an dernier) qui marqueront aussi le lancement d’un livre Radio Dijon Campus, 30 ans, une expérience culturelle. Cet ouvrage, nous dit Martial Ratel (Chargé de la rédaction), comportera plus de 150 interviews d’artistes et de personnalités diverses, des photos de Vincent Arbelet et des dessins recueillis par Mister B lors de ces différents entretiens radiophoniques…
Pour en savoir plus : Les 30 ans

©Jérôme Gaillard

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Coup de blues à La Charité

Coup de blues à La Charité dans CULTURE chanez-simas-bill-sims-jr-©Jean-Claude-C

Prenez un prieuré clunisien, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. Lâchez-y, pendant 4 jours, une centaine d’officiants et de nombreux fidèles de la « musique du diable ».  Ajoutez à tout cela la proximité de quelques vignobles tout à fait respectables. Vous obtenez une idée assez précise de ce qu’a été la dixième édition du festival Blues en Loire, fin août, à la Charité-sur-Loire.

Chaque jour, concerts gratuits, visite guidée, projection, dégustation font vivre le festival au plus près de la ville. Le soir, dans des salles surchauffées (…), de grands artistes se relaient sur scène pour le plus grand plaisir des amateurs de blues, mais aussi de folk ou de country : Kenny Wayne, monstre du piano, Sugaray, à la voix impressionnante ou Philippe Ménard, one-man-band blues français qui nous envoie directement dans l’Amérique du blues.

Un grand moment, le vendredi après-midi dans le cloître restauré, sous un beau soleil, deux concerts offerts aux festivaliers et vacanciers de passage (à ma droite, des anglais, à ma gauche des flamands) : le talentueux Olivier Gotti, guitare solo et voix en nuances (de la plus douce à la plus sauvage), compositions personnelles et reprises bienvenues, assure sur scène un set très efficace. Il précédait une tornade : Miss Sandra Vargas. Longue liane brune, envoutante, à la tête d’un groupe rockabilly, la combinaison est détonante. De nombreux ingrédients sont réunis pour faire de son groupe une très belle découverte : Sa voix très travaillée (mais plus dans les bars que les cours de chant, je crois…), son dynamisme contagieux, ses musiciens, drôles et parfaits dans leur genre et une robe… Demandez à la Charité, je crois qu’on s’en souvient encore ! L’ambiance était si électrique qu’on avait beaucoup de mal à croire qu’il faisait encore jour.

Le festival, émanation de l’association Le Chat Musiques , programme toute l’année des concerts de blues, notamment dans un cellier du XVIème  siècle. Dans une ville d’à peine plus de 5000 habitants.

Rémy Rafert

 

www.lechatmusiques.com

photos © Jean Claude C

 

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Les Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2013 au Silex à Auxerre

La nouveauté cette année, le Silex, Scène de Musiques Actuelles à Auxerre devient antenne des sélections des Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Ce tremplin aura lieu le 20 décembre 2012 à 21h au Silex (Gratuit). Inouïs ? Oui oui ! La nouveauté est accompagnée de changement car l’opération de repérage et de sélection jusque là appelée « Les Découvertes du Printemps de Bourges Crédit Mutuel » change de nom et devient désormais :

« LES INOUÏS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel »

Les Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2013 au Silex à Auxerre dans CULTURE Les-inouïs2_couleur1-300x212

Les groupes sélectionnés auront la chance de participer à la 28eme édition des Inouïs de Bourges ! Pour le Printemps de Bourges 2013 qui se déroulera du 23 au 28 avril, l’appel à candidatures est lancé depuis le 3 septembre et se terminera le 1er octobre 2012 inclus.

Les inscriptions des groupes se font sur le site : www.printemps-bourges.com 

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LE CALME D’UNE RANDONNÉE SUR UN FLEUVE SAUVAGE

Si vous avez l’occasion de passer par la Nièvre ou si tout simplement vous êtes nivernais et que vous recherchez le calme et l’évasion, ce qui suit ne devrait pas vous laisser indifférent!

LE CALME D’UNE RANDONNÉE SUR UN FLEUVE SAUVAGE dans SPORT ET LOISIRS la-limonade1

Magma a testé pour vous la descente de la Loire à partir de Nevers jusqu’à sa rencontre avec l’Allier : le Bec d’Allier. Une première approche tout en douceur ! Tout commence évidemment aux bords de Loire, à Nevers, sous le pont de chemin de fer, quai des Eduens. C’est là qu’Yvan Doirieux et son équipe ont jeté l’encre. Yvan pratique le bateau depuis l’âge de six ans (il doit en avoir une petite quarantaine aujourd’hui !), il est guide de Loire et d’Allier, possède bien sûr le brevet d’état de Canoë Kayak mais aussi celui d’accompagnateur en montagne et comme si cela ne suffisait pas, il est aussi guide naturaliste, guide conférencier et… bigrement sympathique ! Bref, c’est le gars parfait pour découvrir la Nièvre de long en large ! Yvan, accompagnant déjà un groupe, kayakistes avertis que nous sommes (j’ai tout de même été sélectionné pour remplacer un champion sur un C4 de compétition, pendant, heu…, dix minutes !) et grands connaisseurs de la Loire (les œuvres de Maurice Genevoix habitent encore ma mémoire) nous avons tenté la descente en solo. La Loire sur ce tronçon là n’est guère profonde, l’enlisement est donc très facile en été mais peu importe la profondeur, les gilets de sauvetage sont toujours de rigueur.

Ca y est, l’averse passée, nous décrochons de nos rôles de citadin. Le canoë ouvre l’eau et suit le courant, nous emportant sur le dernier fleuve sauvage d’Europe, un fleuve légendaire inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO. Derrière nous, la ville s’évanouit peu à peu, seule domine au-dessus des arbres la majestueuse cathédrale Saint-Cyr et Sainte-Julitte, comme un phare sur terre.

Le bateau file et sur notre chemin se succèdent un héron, une sterne et près de la rive se chamaillent de petits poissons. La verdure et les plages sauvages de sables ou de galets se dessinent tout autour de nous.

On comprend les pêcheurs qui viennent par ici s’isoler, s’abandonner à la détente. Emportés par ce vent de quiétude, nous n’avons pas vu passer ces 2 heures qui ont glissé discrètement au rythme ne nos pagaies. Notre point de rendez-vous est là : « la Limonade », une embarcation traditionnelle ligérienne baignant dans le Bec d’Allier, un endroit fabuleux classé site Panda (WWF) Fluvial depuis 2005.

C’est ici que la Loire et l’Allier se rejoignent, entre bancs de sable, forêt fluviale, marais, landes et prairies. Sur ce lieu d’union fluviale, on dénombre plus de 200 espèces d’oiseaux (oedicnème criard, grand gravelot, sterne naine et pierregarin…) dont une centaine qui s’y reproduise, 447 plantes, 30 poissons différents (lamproies, saumon…) et le retour d’un animal attiré par le côté sauvage du lieu : le castor d’Europe. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse entre les mains d’Yvan qui aura bien d’autres choses à vous raconter…

JG

Magma Bourgogne vous recommande : 

Le Bureau des Guides de Loire et Allier « Eaux Mêlées Randonnées  » – Nevers. (Accueil du 1er mars au 30 octobre). Yvan Doirieux / Base de canoë, Quai des Eduens – 58 000 Nevers / 0 386 576 976 / http://www.l-o-i-r-e.com

Le Bureau des Guides de Loire et Allier, c’est aussi :

- de la randonnée sur la Loire et l’Allier, du week-end à la semaine, avec votre guide Yvan Doirieux, amoureux de la Loire !

- du bivouac sur les bords de la Loire, sur une île déserte

- de la location de vélos

- découverte de la Loire à bord de Limonade, bateau traditionnel…

- les soirées « grands crus », sur Limonade.

Si vous êtes à Nevers ou dans la Nièvre, en septembre, vous pourrez faire un petit tour à :

- « Fantastic Picnic », le 22 septembre, à Nevers organisé par l’Office de Tourisme de Nevers et sa région (0 386 684 600 - www.nevers-tourisme.com ).

- « Festi’Rue », festival dédié aux arts de la rue et organisé par le Centre Social du 7 au 9 septembre (0 386 771 920 http://www.festirue.fr/), à Decize (une île, une ville nichée entre 2 bras de la Loire, à 35 km de Nevers).

Pour Diner à Nevers, Magma Bourgogne vous recommande :

« Le Carnot », 12 Place Carnot à Nevers, qui propose une carte fraîche et des tarifs honnêtes.

Source :

Inventaire National du Patrimoine Naturel (http://inpn.mnhn.fr)

World Wildlife Fonds (http://www.wwf.fr)

 

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TRYO Le retour du Green Power !

TRYO Le retour du Green Power ! dans CULTURE mg_4731

Tryo, après une tournée avec Greenpeace, revient avec son nouvel album, Ladilafé, un opus hommage festif et engagé. Les quatre acolytes, guitares à la main et mots d’humour, repartent à la conquête des salles, pour faire danser les foules avec des tubes toujours aussi efficaces. Entretien avec Mali et Manu…

Magma Bourgogne : Pour le tout premier numéro de Magma Magazine, il y a 8 ans déjà, nous vous avions interviewés. Cinq albums et un énorme succès plus tard… En quelques mots, comment pourriez-vous décrire ces 8 dernières années?

Christophe Mali (chanteur, compositeur, musicien) : Simplement comme des années de folie ! En un mot, on peut dire que ce n’était que du bonheur. Ces huit ans ont été formidables, autant au niveau de notre création musicale qu’au niveau du partage avec le public. La scène a été notre réel terrain d’expression et on s’est éclaté, et c’est encore le cas aujourd’hui… On revient avec cet album parce qu’on a envie de retrouver un esprit festif et de transmettre aux gens cette envie de faire la fête avec les nouvelles couleurs musicales données à Ladilafé.

MB : 2004, c’était d’ailleurs une année assez folle : Troisième album Grain de sable, tournée de 170 dates pendant laquelle vous avez enregistré un double album live De Bouche à Oreille, Prix de l’Académie Charles Cros… C’était le début de la reconnaissance ?

Manu Eveno ( chanteur, musicien, compositeur) : Une reconnaissance, peut-être… Mais pour nous le plus important reste de pouvoir faire ce que l’on aime, c’est-à-dire écrire et composer sur des sujets qui nous tiennent vraiment à cœur et que l’on vit. Passer à la télévision ou à la radio n’est pas primordial pour nous. On ne compose pas un album en fonction d’un public, mais tout simplement parce qu’on en a envie.

CM : On essaie de faire le moins de marketing possible autour de notre travail afin de rester concentré sur l’essentiel qui est de faire de la musique. Evidemment que le passage dans les médias n’est pas négligeable ! Mais c’est surtout la scène qui est notre meilleur atout, c’est là où tout se passe.

MB : En plus, votre dernier album Ce que l’on sème est resté classé pendant 94 semaines au sein du Top Album ! Est-ce que ça change un homme tout ça ?

M : Je ne pense pas que nous ayons changé. Forcément, on est heureux que notre travail soit apprécié du public et c’est ce qui nous donne autant envie de créer, de composer des chansons et de produire des albums où l’on dévoile ce que l’on est, où l’on évoque des sujets qui nous sont chers et dans lesquels on fait passer des messages qui nous semblent importants. Après tout, c’est exactement ce qu’on faisait déjà au début de notre carrière et on continue de faire ce que l’on aime et fondamentalement rien n’a changé, on est fidèles à ce que l’on est et surtout à l’idée de départ de notre formation.

MB : Au niveau de la création musicale, est-ce que Ladilafé s’inspire de vos différents voyages  comme dans Ce que l’on sème où l’on avait déjà des touches de bossa ou de samba ?

CM/M : Chacune de nos chansons a une inspiration particulière. Par exemple, dans le single Printemps arabe,  on a de l’instrumentalisation orientale appuyée par la participation d’Ibrahim Maalouf et Vincent Segal. Il y aura aussi évidemment des touches un peu latino, puisque Danielito (ndlr : Daniel Bravo de son vrai nom est un des musiciens du groupe) est très imprégné par cette culture. L’idée générale, c’est vraiment d’avoir quelque chose de festif et de beaucoup plus funky qu’à l’habitude. On a beaucoup flirté avec l’électro dans cet album, avec notamment la participation de DJ Shadow. La basse est aussi arrivée dans nos compositions, ce qui n’était pas le cas avant. En plus, cette ouverture à d’autres styles nous permettra de réarranger nos titres sur scène.

MB : Enregistrer dans les studios Real World  qui ont vu passer des artistes prestigieux et de toutes origines comme Peter Gabriel, Sade ou encore Charlie Winston… C’est un peu une évidence pour un groupe sans frontières comme  vous ?

M : Christophe a toujours été un grand amateur de ce studio et déjà pour le dernier album, on envisageait d’y aller. Tout l’instrumental a été enregistré là-bas et le reste au Studio Garage à Paris, avec  Dominique Ledudal.

CM : C’est un peu une évidence de passer par là-bas, dans ce décor complètement improbable où l’eau et la nature sont les maîtresses des lieux. C’est un laboratoire pour la musique, un antre pour les musiciens, tu peux enregistrer partout, il y a même des prises dans les toilettes (rires) ! En plus, le dépaysement et l’isolement de cet endroit, nous a permis d’être concentré 24/24 sur la musique.

MB : Le titre de cet album est fort en sens, littéralement mais aussi sentimentalement ?

M : Oui et d’ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce nom n’est pas forcément à traduire littéralement car dans son sens créole réunionnais cela veut dire « ragot ». En réalité, c’est un véritable hommage à Patricia Bonnetaud des productions Ladilafé, avec qui l’on travaillait depuis plusieurs années et qui nous a quittés cette année. La chanson éponyme parle  de son combat contre la maladie, une situation qui arrive à nombre d’entre-nous et qui fait de ce sujet quelque chose d’universel que nous avions envie de partager.

MB : Comment a été accueilli votre premier single Greenwashing auprès du public ?

CM : A vrai dire, les gens ont été assez étonnés des nouvelles sonorités de ce morceau. Les touches d’électro mêlées à nos sonorités reggae habituelles ont surpris certains, mais  plutôt dans le bon sens. Sinon, c’est vrai que nous sommes pas mal pris par la tournée à venir, du coup, on n’a pas encore eu beaucoup de retours. Maintenant, ce qui compte c’est qu’on donne à voir sur ses chansons durant la tournée, avec une ambiance de scène endiablée.

MB : Le contexte politique de 2012 vous aura inspiré jusqu’à quel point pour cet album ? Un discours plus musclé sur l’écologie peut-être ?

M : Sur l’écologie, oui, car c’est un combat dans lequel on est toujours autant engagés. Par contre, on n’a jamais eu la volonté de donner une consigne de vote ou de ralliement derrière un parti précis, bien que nos idées politiques soient assez évidentes. On regrette surtout que l’écologie n’ait été que peu évoquée durant ces présidentielles, mais on n’a pas pour autant adapté l’album aux évènements récents en rajoutant des chansons car les sujets dont on parle sont toujours d’actualité, finalement. En plus, pour nous, une chanson, c’est l’inspiration d’un moment.

MB : La tournée est devant vous, aura-t-on quelques surprises scéniques (notamment parce que vous avez évoqué de nombreuses collaborations)?

CM : Evidemment qu’il y en aura, et beaucoup même ! Mais on ne va pas trop en dire…  Dans cet album, nous avons des morceaux avec pas mal d’instrumentalisation dont un avec une fanfare. Comme on l’a dit, on veut vraiment quelque chose d’ultra- festif où les gens danseront et on a aussi prévu de réarranger certains morceaux en live… Mais place au mystère et on vous donne RDV en novembre, à Dijon!

​Propos recueillis par Mélissa Mari / Photos copyright Jérôme Gaillard

Plus d’infos sur : www.tryo.com

Pour venir à ses concerts Tryo prpose une plateforme de covoiturage : http://www.tryo.com/covoiturage/

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I LOVE UFO / A PLACE TO BURY STRANGERS

LA VAPEUR, DIJON  [10 octobre]

I LOVE UFO / A PLACE TO BURY STRANGERS dans CULTURE i-love-ufo-1

Quatre ans après avoir franchi le mur du son en première partie de A Silver Mt Zion, à l’occasion du Why Note festival, APTBS (entendez A Place To Bury Strangers) revient faire trembler les murs encore fissurés de la Vapeur mais cette fois-ci en tête d’affiche pour défendre son dernier opus « Worship ». Preuve de la récente notoriété du groupe, n’appartient-elle qu’au microcosme du rock indé et du retour en force de la vague noisy-shoegaze qui sévit sur les ondes et dans les magazines depuis quelque temps. Et en matière de son vintage et de furie électrique, I Love UFO n’est pas en reste… La formation parisienne ouvre le bal avec une énergie brute et animale – ses albums « Wish » et « Dirty animals » témoignent de l’état d’esprit qui anime ces hools à guitares (« They are animals » lançait Maggie Thatcher à propos des pinques et des fouteurs de merde dans les stades) nourris au gros rock qui tâche (punk-hard-goth), au psychédélisme et autres sonorités déviantes. S’annonce une soirée placée sous le signe des larsens mais, après tout, n’est-on pas venu là pour se faire caresser les oreilles ???

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Et ATPBS ne se fait pas prier pour nous le rappeler ! Le trio new-yorkais a certes évolué depuis son premier album éponyme (2007) mais pas sur la manière d’aborder leurs shows. Toujours plus massif en matière de son, le gang de Brooklyn joue sans filet ni attribut superflu et  avec pas ou peu de lumière sur scène. Black is black, comme la musique du trio US qui décompose Joy Divison, ressuscite par là l’ange noir Ian Curtis que l’on croit sorti d’outre-tombe à travers la voix sombre et gutturale d’Olivier Ackermann. Les morts hantent la salle dijonnaise et dansent avec le public chauffé à blanc, tel cet écran de fumée qui envahit la scène du club de La Vapeur au milieu du set des trois nouveaux chefs de file de la noise made in N-Y. Si la musique adoucit les mœurs, APTBS est alors à considérer comme un ovni dans le métier, ou bien a- t-il peur de ne pas se faire entendre ? Mais qu’il se rassure, au vu de sa prestation, on risque d’en parler dans les chaumières pendant un petit moment, les oreilles habitées par un bourdonnement incessant!

Texte et photos © Stéphane  Ruta

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Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création)

Dijon, Théâtre Dijon Bourgogne, Salle Jacques Fournier [17 octobre 2012]

Folie Courteline, Les Marionnettes de la vie (création) dans CULTURE stephan-castang-francois-chattot-photo-de-repetition-v.arbelet

Pourquoi jouer Courteline ?

Peut-être une façon de démontrer encore une fois l’absurdité de la vie ?

François Chattot nous quitte ou plutôt on nous l’enlève ! Mais c’est la règle. Son passage au Théâtre Dijon Bourgogne deviendra un souvenir, un bon, un excellent souvenir mais balayé comme une scène de Courteline par une autre, par une nouvelle pièce avec un nouveau directeur. On ouvre le diaphragme, la lumière impressionne le film, puis il se referme. Photographie d’un instant… Clic ! La lumière disparait, puis à nouveau nait une image comme sur le stéréoscope d’un enfant.

Tout cela se fait en douceur et rires comme les saynètes de Courteline : des tranches de vie, des tranches de vices avec une mise en avant des défauts quotidiens des uns, des tares sempiternelles des autres. De la poésie ordinaire qui ne caricature pas la vie mais force le trait, souligne le travers. Des imperfections intemporelles montées sur ressorts comiques. Tour à tour défilent l’enfant terrible et incompris d’un père sourd, l’avare et ses démons, les quêteurs d’étrennes et le travesti, le pique-assiette et la folie bourgeoise, la star mythomane et son auditoire au comptoir du néant…

Les sketchs se mettent en place dans un décor unique évoluant sous les lumières et la mobilité des éléments. Le strict nécessaire est là pour un maximum d’effet car le spectacle se déplacera dans d’autres salles peut-être moins grandes ou moins équipées. Les acteurs y vont de leurs mimiques ou de leur gadget et le public rit… Il rit car de gags en surprises, on s’amuse même si l’on joue les funambules entre le texte et l’humour. De quel côté tomber ? Que choisir ? C’est sans doute la question à laquelle devra répondre la distribution…

En effet, à prendre trop d’importance, la langue emporte peut-être un peu de cette folie qui a ravi aux rires ses éclats. S’il est difficile de se trouver aux premiers instants d’une création, il sera aisé pour vous, de voir l’évolution du jeu en décembre lors de la reprise de la pièce.

Courteline, c’est au final la mise en relief de l’expression : tel est pris qui croyait prendre !

Textes : Georges Courteline / Mise en Scène : Ivan Grinberg

Distribution : Damien Bouvet, Stéphan Castang, François Chattot, Marion Lubat, Alice Caubit (clarinettiste)

folie-courteline-v.arbelet Courteline dans CULTURE

Texte : Jérôme Gaillard

Photos © Vincent Arbelet

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De Troyes jusqu’à l’aube

De Troyes jusqu’à l’aube dans ESCAPADE ET TERROIR hotel1

Il est 20h00, nous venons tout juste de déposer notre valise à l’hôtel, Aube oblige nous sommes descendus aux Comtes de Champagne, une adresse 2 étoiles, en plein centre. 20h30, Troyes est une jolie ville mais sous la pluie nous ne trainons pas et apercevons bientôt un endroit à l’air sympathique : Au Cœur du Bouchon qui n’est autre qu’un bar à… Champagnes ! C’était facile, mais néanmoins, les lieux dédiés au nectar pétillant ne courent par les rues. Nous entrons…Parquet en chêne clair, sofas en cuir blanc ou noir, toiles colorées aux murs sur fond blanc. L’endroit est frais et accueillant, le serveur nous reçoit très gentiment, nous installe et nous propose sa carte.

La spécificité du lieu est la découverte de producteurs « jeunes talents » ou « les prestiges de la semaine ». Ce soir, on nous propose de déguster trois appellations différentes pour la modique somme de 7,50€ dans la première catégorie : « chaque semaine les producteurs changent, je n’ai pas de stock, c’est un roulement permanent de dépôts de la part des producteurs donc pas de lassitude pour le client et des tarifs très attractifs», nous confie Eric Maillot, le responsable de l’établissement. Vous préférez à l’aventure les valeurs sûres, alors  vous goûterez « les prestiges de la semaine » à 8€ la coupe. Si vous n’êtes pas expert, c’est le moment entre ami(e)s ou en famille de jouer aux œnologues. Blancs de noirs, Pinots Meuniers, vieilles vignes… le lexique des vins de Champagne s’ouvre à vous. Côté bouche, on vous proposera de délicieux canapés aériens, salés ou sucrés de Florent Sourice (ancien élève de Pascal Caffet : meilleur ouvrier de France en 1989, champion du monde pâtissier chocolatier à Milan en 1995…).

Le Cœur du Bouchon est donc un endroit à noter d’urgence dans votre carnet d’adresses !

Retour à l’hôtel…L’endroit sous sa magnifique devanture en colombage, sa réception et sa salle à manger typiquement décorées est, en ce qui concerne une partie des chambres, encore en travaux. L’établissement a changé de mains depuis un peu plus d’un an, nous conseillons donc d’éviter les chambres côté rue pavée qui sont, malgré le cachet, assez bruyantes compte tenu des anciennes huisseries et de l’absence de double vitrage. Privilégiez celles situées côté cour ou la chambre n°1 ou, si vous venez entre amis, l’appartement qui est loin d’être dépourvu d’intérêt. Le lieu datant du XVIème est cependant très agréable ne serait-ce que par le dédale d’escaliers. La chambre coûtera de 70€ à 92€ pour deux personnes (un peu moins pour le célibataire) et l’appartement avec cuisine de 120€ à 140€ pour 6 personnes (donc seulement 20€ environ par personne !). Pour démarrer la journée, Les Comtes de Champagnes propose un petit déjeuner très copieux pour 9€. (avec7€  supplémentaires, l’hôtel vous propose un parking privé dans une cour fermée)

On se retrouve bientôt aux abords du marché et là on se dit : «  sacre bleu, c’est le marché de Dijon ! » Les halles sont identiques ou quasi : fromager, chocolatier, poissonnier, marchand de vin … tout y est ! On déguste quelques chocolats très fins et des pralinés de Pascal Caffet (on en parlait plus haut), pour reprendre le champion : « sans doute les meilleurs pralinés du monde !». Nos achats sous le bras, nous terminons notre tour des chalands par le Crieur de Vins avec un bout de chaource de la Maison  Pouillot.

Si tout ceci vous a ouvert l’appétit, je vous propose de nous suivre dans un restaurant tout à fait atypique de la capitale historique des Comtes de Champagne : Aux tables des peintres (encore un lieu à noter dans votre « gold list » !). Murs couverts de toiles en tout genre dans la première salle, peintures et sculptures dans la seconde. Des boites de crayons sont à disposition des enfants qui souhaitent laisser une trace de leur passage ou pourquoi-pas, de ceux qui veulent payer la note façon Picasso ! On a bien compris qu’il s’agit là de la passion des propriétaires : Florence Carina Cornelissen et Pierre Lotz,  tous les deux artistes peintres. Pierre nous avoue : « lorsque le service touche à sa fin, il arrive que je prenne les pinceaux et me mette au chevalet ». Toutes les œuvres présentes dans ce lieu sont celles des deux complices. Côté assiette, on se régalera avec un petit menu à 12€ comprenant plat, salade, dessert et café. La formule est simple mais efficace et ce jour là, nous avons eu droit à la soupe de potiron avec assiette de fromages, jambon cru, pommes de terre, crudités et salade, tarte à la mirabelle. Il existe également un menu à 8€ pour les étudiants en semaine. La salle était comble ce jour-là et Florence nous disait : « On ne poussera pas les murs pour mettre plus de monde, nous ne presserons pas non plus les gens pour laisser leur place à d’autres, ici, on est aux tables des peintres, un lieu de détente et de plaisir avant tout ! » En partant, on découvre la cour qui, en été, doit être un formidable petit nid.

Les week-ends passent vite et les fêtes approchent alors plutôt que de repartir bredouille, profitez de votre passage à Troyes pour visiter les magasins d’usine. Troyes est la mère patrie de ce type de lieux depuis les années 60. Avec les Marques Avenue, Marques City et Mc Arthur Glen, vous aurez de quoi faire. Entre la mode, le sport, les chaussures et puis les articles de déco, le linge de maison, l’art de la table …on ne dénombre pas moins de 300 marques. L’intérêt? Les prix sont de 30 à 70% moins élevés à Troyes qu’ailleurs sur les mêmes enseignes! Le site de la ville de Troyes vous renseignera sur ces surfaces. Et puis, sur le retour, si vous avez des enfants, difficile de passer à côté de ce lieu incontournable sans s’y arrêter : vous l’avez sans doute compris, il s’agit de Nigloland dont nous vous parlions dans notre dernier numéro! Nous sommes en pleine période d’Halloween et pour l’occasion le parc a revêtu ses costumes les plus effrayants. Les monstres sont sortis, les citrouilles ont poussé comme des champignons, les zombies arpentent les allées du lieu à la recherche de sang frais et Thriller est devenu l’hymne du jardin des pourtant si gentils Niglos ! L’arrêt semble s’imposer d’autant que les décorations sont magnifiques et débordantes d’originalité. Et puis, ce sera sans doute la dernière fois que vous verrez ce parc sous cet angle car, dès fin 2013, Nigloland se dotera d’un « mega coaster » de chez Mack Rides, l’Eclair des Alpes, et de nouveaux équipements hôteliers (type village vacances). C’est donc une étape, un spectacle, à ne pas manquer pour les petits comme pour les grands.

texte et photos © Jérôme Gaillard

Pour aller plus loin :

La ville de Troyes : www.ville-troyes.fr

Le Comité départemental du tourisme de l’Aube : www.aube-champagne.com

 

L’Office du tourisme de Troyes : www.tourisme-troyes.com

L’hôtel les Comtes de Champagne : www.comtesdechampagne.com

Le musée d’art moderne : www.musees-troyes.com

Le musée de l’outil et de la pensée ouvrière : www.maison-de-l-outil.com

Les bons plans : Un webzine sur les magasins d’usines (infos pratiques, dates des soldes, les bonnes affaires…) : www.troyesmagusine.com

Magma vous recommande :

Au Cœur du Bouchon, 14 rue Colbert – Troyes : www.facebook.com/au.coeurdubouchon [MMM]

Pascal Caffet, les Halles du marché – Troyes : www.pascal-caffet.com [MM]

Nigloland : http://www.nigloland.fr [MMM]

Aux tables des Peintres, 23 rue des Quinze Vingts – Troyes : http://www.facebook.com/pages/Aux-tables-des-peintres/123334534370001 [M]

Attention à l’abus d’alcool, consommez avec modération

 

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Le Moulin d’Hauterive, Le Charme discret d’une grande maison

Le Moulin d’Hauterive, Le Charme discret d’une grande maison dans ESCAPADE ET TERROIR moulin-face

Nous vous parlions il y a quelque temps d’un très bel endroit en Saône et Loire : La Jasoupe. Aujourd’hui, non loin de là, à 15km de Beaune nous vous emmenons à la découverte d’un autre trésor caché de la région, d’un lieu bucolique et romantique à Saint-Gervais-en-Vallière.

Que vous veniez en couple pour un week-end « tendresse » ou en famille pour une halte détente, le Moulin d’Hauterive, niché dans un petit village d’un peu moins de 400 habitants, répondra à toutes vos attentes. Le calme de ce vieux moulin datant du XIIème siècle n’est troublé que par les clapotis de la rivière coulant au rythme de sa roue rêvée. Mais plus que de la tranquillité, c’est de la détente que propose l’équipe du Moulin d’Hauterive avec une panoplie de loisirs et de soins. Outre le terrain de tennis, la piscine, le billard (français et américain), les balades à pieds ou à vélo au bord des champs ou encore la « bavette » avec les paysans du coin, l’hôtel met aussi à votre disposition un sauna, un jaccuzzi, un espace hammam, un espace balnéo, un service de massage par un médecin ostéopathe, des séances d’acupuncture…  Bref, vous avez compris, ici on prendra soin de vous.

 Cet hôtel 3 étoiles propose un éventail de « petits nids » adaptés à tous les budgets : de la simple (mais néanmoins correcte !) chambre à 70€ à celles à 119€ en passant par des duplex à 139€ ou encore de magnifiques suites allant de 179€ à 239€.

Si tout cela vous a mis l’eau à la bouche alors passons à table car oui, je vous avais caché la cerise… et quelle Cerise !!! : La cuisine tenue par Madame Moille (l’ancienne propriétaire et maman de l’actuel) depuis 1977 et par le Chef Arnaud Jacquemard. Tous deux marient tradition bourguignonne, finesse des mets et exotisme pour une cuisine imaginative, gourmande mais légère. Commençons par le menu dégustation qui semble être une belle entrée en matière …

Le garçon nous apporte pour accompagner nos cocktails à base de champagne ou de crémant de Bourgogne, de délicieux œufs de caille en gelée aux petits légumes. Vient ensuite notre entrée de ravioles de grenouilles (il fallait bien y goûter un jour !) au beurre blanc, une fine préparation que le profane réfractaire dégustera sans sourciller. De la Bourgogne aux océans et à ses îles, il n’y a qu’un pas que le chef nous fera franchir avec une savoureuse habilité en nous servant ce plat de Gambas aux fruits exotiques. Les papilles et les yeux en redemandent ! Mais le moment est venu de découvrir la Combe d’Orveau et son Chambolle-Musigny proposé par le domaine d’Anne Gros, vin fin et élégant qui accompagnera à merveille ce menu. Rouget à la sauce vierge accompagné de navet, brocoli et pignons de pin. Vous salivez ? On continue ?

 

Non, on marque une pause, vos enfants sont fatigués (Oups ! Vous n’en avez pas ? Ces derniers sont chez les grands-parents ? …Vous pouvez donc continuer à déguster le rouget et à savourer votre verre de Bourgogne.) Les chambres sont au-dessus du restaurant donc aucun stress, vous pourrez y installer vos jolies têtes blondes et le garçon passera leur déposer leur dessert (menu à 16€ pour les enfants comprenant entrée, plat et dessert au choix.) pendant qu’ils regarderont un bon dessin animé ou se laisseront aller à la lecture de Benoît et le Village à l’envers.  Alors ce rouget ? Mais passons au clou du spectacle avec la pièce de bœuf sauce au vin et framboises : un régal ! Ou peut-être auriez-vous préféré l’agneau sauce aillée ? Là aussi, c’est bouleversant ! Tant d’émotions en un seul repas et cela sans avoir encore goûté aux fromages… Une salade de Bresse bleu chaud et son croustillant de chèvre fondant… Mais venons-en au fin mot de l’histoire car il n’est guère raisonnable de vous faire languir ainsi. Mesdames et messieurs… Le dessert !!! Sablé fraises et mangue sous coulis, macaron framboise aux fruits frais, larme de chocolat aux griottines, soupe de fraise à la menthe fraîche du jardin et glace menthe et pépites de chocolat, glace basilic et kiwi… Tout cela servi avec un verre de Beaumes de Venise.

Notons un accueil chaleureux à l’hôtel comme au restaurant, un service soigné, attentif, souriant et disponible et une carte des vins enivrante avec plus de 300 appellations et des tarifs allant d’une trentaine à quelques centaines d’euros…

Le repas terminé, avant de vous rendre dans votre suite, vous pourrez pousser jusqu’au bar, dans un salon cossu juste à côté, pour prendre un dernier verre, disons un Bere Barley de Michel Couvreur.

Au bas des escaliers, le matin, la salle est à nouveau dressée mais pour votre petit déjeuner qui se voudra international en vous faisant voyager de la viennoiserie à la charcuterie. Cette fois vous opterez peut-être pour la véranda et profiterez ainsi des premiers rayons de soleil. Vous sortirez ensuite et rencontrerez à coup sûr « le Michel », un ancien du coin, un paysan philosophe, qui fournit encore le restaurant en bonnes pommes de terre : « Pas d’OGM, pas de pesticide, mes patates n’ont besoin que d’amour et d’un peu de cancoillotte ! ». N’oubliez pas de le saluer pour moi et de lui dire qu’elles sont bonnes ses patates et que lui est un homme tout aussi formidable !

C’est cette cuisine qui fait du Moulin d’Hauterive un lieu d’exception en Bourgogne cumulant les « 3 étoiles » et les « 3 cheminées » d’un hôtel à la « table remarquée » (Châteaux et Hôtels Collections) ou la « table distinguée » du restaurant au guide international des Logis. Ce qui manque à d’autres lieux de ce genre, c’est l’âme ! Ce Moulin, c’est une histoire de famille, une histoire d’amitiés aussi, une histoire de cœur, au fond une histoire… à partager !

 

Texte et photos © Jérôme Gaillard

Magma Bourgogne vous recommande : Le Moulin d’Hauterive / Hameau de Chaublanc,  71350  St Gervais en Valière / 0 385 915 556

www.moulinhauterive.com (info@moulinhauterive.com) / www.logishotels.com

 

LES + :

L’accueil /La cuisine /La tranquillité / Le service / Les services / La cave

On visite :

Salvador Dali à Beaune, expo permanente / Le Dalineum – 0 380 226 313

Le Musée des Beaux Arts de Beaune / www.beaune.fr

Le château de Pommard / www.chateaudepommard.com

L’abbaye de Cîteaux / www.citeaux-abbaye.com

La moutarderie Fallot, à Beaune / www.fallot.com

 

Côté agenda :

La 152eme vente des vins des Hospices de Beaune, du 16 au 18 novembre / http://www.hospices-de-beaune.com

 Attention à l’abus d’alcool, consommez avec modération.

 

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« DIJON, NOSTALGIE », UNE MEMOIRE COLLECTIVE

Nous vous parlions hier d’un ouvrage retraçant 30 années de Radio (Radio Dijon Campus, 30 ans, une expérience culturelle), aujourd’hui, nous vous présentons Dijon, Nostalgie – Des années 50 à nos jours. Ce livre, édité par Déclics (le Petit Futé) dans la collection beaux livres, préfacé par François Rebsamen, est l’œuvre de Marie-Françoise Barbot, graphologue et romancière. Au détour des pages (chaque double page annonce une date et un événement notoire) l’auteur nous fait la visite de plus de 60 ans d’histoires dijonnaises : 1964 et la réalisation du Lac Kir, 1972 naissance du circuit Dijon-Prenois grâce à l’initiative de François Chambelland (un touche à tout du sport, il nous quittait en 2006), 1989 Cyrano de Bergerac porte Dijon à l’écran, 1995 ouverture de la salle de concert La Vapeur, et bien sûr 2011 et le chantier du Tramway… Un ouvrage complet comme une mémoire collective illustrée et feuilletable pour les dijonnais, une riche histoire à découvrir pour les autres…
JG

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Dijon Nostalgie 15,90€

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LES 30 ANS DE RADIO DIJON CAMPUS

LES 30 ANS DE RADIO DIJON CAMPUS dans CULTURE Antoine-Gauthier

Au début des années 1980 naissait, à l’initiative de Claude Patriat (le frère du président de notre région), Radio Dijon Campus. 30 ans pus tard, cette radio connue et reconnue de tous lance un festival sur 6 jours avec les structures dijonnaises pour fêter, comme il se doit, l’anniversaire de la plus ancienne des radios locales encore en activité.

Des festivités bien méritées (Radio Dijon Campus a obtenu la deuxième place au classement national des meilleures radios associatives l’an dernier) qui marqueront aussi le lancement d’un livre Radio Dijon Campus, 30 ans, une expérience culturelle. Cet ouvrage, nous dit Martial Ratel (Chargé de la rédaction), comportera plus de 150 interviews d’artistes et de personnalités diverses, des photos de Vincent Arbelet et des dessins recueillis par Mister B lors de ces différents entretiens radiophoniques…
Pour en savoir plus : Les 30 ans

©Jérôme Gaillard

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Coup de blues à La Charité

Coup de blues à La Charité dans CULTURE chanez-simas-bill-sims-jr-©Jean-Claude-C

Prenez un prieuré clunisien, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. Lâchez-y, pendant 4 jours, une centaine d’officiants et de nombreux fidèles de la « musique du diable ».  Ajoutez à tout cela la proximité de quelques vignobles tout à fait respectables. Vous obtenez une idée assez précise de ce qu’a été la dixième édition du festival Blues en Loire, fin août, à la Charité-sur-Loire.

Chaque jour, concerts gratuits, visite guidée, projection, dégustation font vivre le festival au plus près de la ville. Le soir, dans des salles surchauffées (…), de grands artistes se relaient sur scène pour le plus grand plaisir des amateurs de blues, mais aussi de folk ou de country : Kenny Wayne, monstre du piano, Sugaray, à la voix impressionnante ou Philippe Ménard, one-man-band blues français qui nous envoie directement dans l’Amérique du blues.

Un grand moment, le vendredi après-midi dans le cloître restauré, sous un beau soleil, deux concerts offerts aux festivaliers et vacanciers de passage (à ma droite, des anglais, à ma gauche des flamands) : le talentueux Olivier Gotti, guitare solo et voix en nuances (de la plus douce à la plus sauvage), compositions personnelles et reprises bienvenues, assure sur scène un set très efficace. Il précédait une tornade : Miss Sandra Vargas. Longue liane brune, envoutante, à la tête d’un groupe rockabilly, la combinaison est détonante. De nombreux ingrédients sont réunis pour faire de son groupe une très belle découverte : Sa voix très travaillée (mais plus dans les bars que les cours de chant, je crois…), son dynamisme contagieux, ses musiciens, drôles et parfaits dans leur genre et une robe… Demandez à la Charité, je crois qu’on s’en souvient encore ! L’ambiance était si électrique qu’on avait beaucoup de mal à croire qu’il faisait encore jour.

Le festival, émanation de l’association Le Chat Musiques , programme toute l’année des concerts de blues, notamment dans un cellier du XVIème  siècle. Dans une ville d’à peine plus de 5000 habitants.

Rémy Rafert

 

www.lechatmusiques.com

photos © Jean Claude C

 

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Les Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2013 au Silex à Auxerre

La nouveauté cette année, le Silex, Scène de Musiques Actuelles à Auxerre devient antenne des sélections des Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel. Ce tremplin aura lieu le 20 décembre 2012 à 21h au Silex (Gratuit). Inouïs ? Oui oui ! La nouveauté est accompagnée de changement car l’opération de repérage et de sélection jusque là appelée « Les Découvertes du Printemps de Bourges Crédit Mutuel » change de nom et devient désormais :

« LES INOUÏS du Printemps de Bourges Crédit Mutuel »

Les Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2013 au Silex à Auxerre dans CULTURE Les-inouïs2_couleur1-300x212

Les groupes sélectionnés auront la chance de participer à la 28eme édition des Inouïs de Bourges ! Pour le Printemps de Bourges 2013 qui se déroulera du 23 au 28 avril, l’appel à candidatures est lancé depuis le 3 septembre et se terminera le 1er octobre 2012 inclus.

Les inscriptions des groupes se font sur le site : www.printemps-bourges.com 

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LE CALME D’UNE RANDONNÉE SUR UN FLEUVE SAUVAGE

Si vous avez l’occasion de passer par la Nièvre ou si tout simplement vous êtes nivernais et que vous recherchez le calme et l’évasion, ce qui suit ne devrait pas vous laisser indifférent!

LE CALME D’UNE RANDONNÉE SUR UN FLEUVE SAUVAGE dans SPORT ET LOISIRS la-limonade1

Magma a testé pour vous la descente de la Loire à partir de Nevers jusqu’à sa rencontre avec l’Allier : le Bec d’Allier. Une première approche tout en douceur ! Tout commence évidemment aux bords de Loire, à Nevers, sous le pont de chemin de fer, quai des Eduens. C’est là qu’Yvan Doirieux et son équipe ont jeté l’encre. Yvan pratique le bateau depuis l’âge de six ans (il doit en avoir une petite quarantaine aujourd’hui !), il est guide de Loire et d’Allier, possède bien sûr le brevet d’état de Canoë Kayak mais aussi celui d’accompagnateur en montagne et comme si cela ne suffisait pas, il est aussi guide naturaliste, guide conférencier et… bigrement sympathique ! Bref, c’est le gars parfait pour découvrir la Nièvre de long en large ! Yvan, accompagnant déjà un groupe, kayakistes avertis que nous sommes (j’ai tout de même été sélectionné pour remplacer un champion sur un C4 de compétition, pendant, heu…, dix minutes !) et grands connaisseurs de la Loire (les œuvres de Maurice Genevoix habitent encore ma mémoire) nous avons tenté la descente en solo. La Loire sur ce tronçon là n’est guère profonde, l’enlisement est donc très facile en été mais peu importe la profondeur, les gilets de sauvetage sont toujours de rigueur.

Ca y est, l’averse passée, nous décrochons de nos rôles de citadin. Le canoë ouvre l’eau et suit le courant, nous emportant sur le dernier fleuve sauvage d’Europe, un fleuve légendaire inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO. Derrière nous, la ville s’évanouit peu à peu, seule domine au-dessus des arbres la majestueuse cathédrale Saint-Cyr et Sainte-Julitte, comme un phare sur terre.

Le bateau file et sur notre chemin se succèdent un héron, une sterne et près de la rive se chamaillent de petits poissons. La verdure et les plages sauvages de sables ou de galets se dessinent tout autour de nous.

On comprend les pêcheurs qui viennent par ici s’isoler, s’abandonner à la détente. Emportés par ce vent de quiétude, nous n’avons pas vu passer ces 2 heures qui ont glissé discrètement au rythme ne nos pagaies. Notre point de rendez-vous est là : « la Limonade », une embarcation traditionnelle ligérienne baignant dans le Bec d’Allier, un endroit fabuleux classé site Panda (WWF) Fluvial depuis 2005.

C’est ici que la Loire et l’Allier se rejoignent, entre bancs de sable, forêt fluviale, marais, landes et prairies. Sur ce lieu d’union fluviale, on dénombre plus de 200 espèces d’oiseaux (oedicnème criard, grand gravelot, sterne naine et pierregarin…) dont une centaine qui s’y reproduise, 447 plantes, 30 poissons différents (lamproies, saumon…) et le retour d’un animal attiré par le côté sauvage du lieu : le castor d’Europe. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse entre les mains d’Yvan qui aura bien d’autres choses à vous raconter…

JG

Magma Bourgogne vous recommande : 

Le Bureau des Guides de Loire et Allier « Eaux Mêlées Randonnées  » – Nevers. (Accueil du 1er mars au 30 octobre). Yvan Doirieux / Base de canoë, Quai des Eduens – 58 000 Nevers / 0 386 576 976 / http://www.l-o-i-r-e.com

Le Bureau des Guides de Loire et Allier, c’est aussi :

- de la randonnée sur la Loire et l’Allier, du week-end à la semaine, avec votre guide Yvan Doirieux, amoureux de la Loire !

- du bivouac sur les bords de la Loire, sur une île déserte

- de la location de vélos

- découverte de la Loire à bord de Limonade, bateau traditionnel…

- les soirées « grands crus », sur Limonade.

Si vous êtes à Nevers ou dans la Nièvre, en septembre, vous pourrez faire un petit tour à :

- « Fantastic Picnic », le 22 septembre, à Nevers organisé par l’Office de Tourisme de Nevers et sa région (0 386 684 600 - www.nevers-tourisme.com ).

- « Festi’Rue », festival dédié aux arts de la rue et organisé par le Centre Social du 7 au 9 septembre (0 386 771 920 http://www.festirue.fr/), à Decize (une île, une ville nichée entre 2 bras de la Loire, à 35 km de Nevers).

Pour Diner à Nevers, Magma Bourgogne vous recommande :

« Le Carnot », 12 Place Carnot à Nevers, qui propose une carte fraîche et des tarifs honnêtes.

Source :

Inventaire National du Patrimoine Naturel (http://inpn.mnhn.fr)

World Wildlife Fonds (http://www.wwf.fr)

 

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